COVID-19 – Avancées scientifiques en Australie
Voici les dernières avancées scientifiques en Australie dans la lutte contre le COVID-19
Actualité scientifique :
L’équipe de coopération scientifique de l’ambassade de France rédige depuis le début de l’épidémie de COVID-19 une veille scientifique des découvertes réalisées par les chercheurs australiens. Grâce aux efforts entre autres, des laboratoires de virologie du CSIRO, de l’université du Queensland ou de la Pete Doherty Institut à Melbourne, à la pointe de leur domaine, le pays a annoncé des avancées majeures réalisées dans la lutte contre le COVID-19 que ce soit dans l’élaboration d’un vaccin, dans les traitements médicaux préventifs pour le personnel soignant, ou encore dans la compréhension des mécanismes biologiques du virus.
Vous trouverez sous cette rubrique la synthèse des différentes annonces des universités et organismes de recherche australiens ayant trait aux progrès réalisés face au COVID-19. La page sera mise à jour de manière hebdomadaire.
Le 13 mai
1.5 millions de tests sérologiques (tests sanguins) achetés par l’Australie se sont révélés pas assez précis pour pouvoir être utilisé, d’après un rapport de l’Académie australienne des sciences. Tant que la prévalence du COVID-19 est faible en Australie, l’utilisation de tests sérologiques dont la spécificité ne s’approche pas de 100% ne fait pas de sens d’après Pr. Carola Vinuesa, de l’ANU est coauteur du rapport.
https://www.canberratimes.com.au/story/6754923/govts-virus-tests-not-accurate-enough/?cs=14231
L’UNSW Business School s’est associée à la société australienne de conseil Finity pour cartographier les populations vulnérables australienne qui sont gravement menacées en cas de contraction du COVID-19. Aaron Cutter, directeur de Finity indique que ces résultats aideront à prendre des décisions concernant la levée sélective des mesures de restrictions ou de distanciation sociale, ce qui permettra une approche équilibrée entre intérêt économique et sécurité de la population.
Lancement d’une étude examinant les données des patients COVID-19 de 300 unités de soins intensifs basée sur des outils d’intelligence artificielle afin d’aider les professionnels de la santé à déterminer les meilleurs traitements contre la maladie. L’étude du consortium COVID-19 sur les soins intensifs incluant 40 pays est dirigée par le groupe de recherche sur les soins intensifs (Pr. John Fraser), basé à l’université du Queensland et à l’hôpital Prince Charles. Elle est soutenue par la Fondation du Prince Charles Hospital, The Wesley Medical Research, Queensland Health et ISARIC (International Severe Acute Respiratory and emerging Infection Consortium).
https://www.uq.edu.au/news/article/2020/05/global-study-of-icu-data-guide-covid-19-treatments

Le 12 mai
Une nouvelle étude évaluera les effets à long terme de COVID-19 sur la santé mentale de milliers de personnes. L’étude dirigée par le Dr Susanne Schweizer de l’école de psychologie de l’UNSW prévoit de recruter 3000 personnes âgées de 11 ans à plus de 65 ans en s’intéressant plus particulièrement à deux sous-groupes : les adolescents et les femmes enceintes.
https://newsroom.unsw.edu.au/news/health/study-examine-long-term-effects-pandemic-mental-health
Le 11 mai
Création d’une plateforme de santé numérique pour fournir des données COVID-19 en temps réel. Le projet impliquant des services de santé, des cliniciens et des chercheurs permettra aux personnels hospitaliers traitant des patients COVID-19 d’utiliser des données et des analyses en temps réel pour améliorer la prise de décision. Le projet est financé à hauteur de 4 millions de dollars par the Digital Health CRC, le département de santé australien, de l’état du Queensland et de la Nouvelle Galle du Sud et les universités du Monash et de Sydney.
Le 7 mai
La Fondation Snow Medical Research va financer pour 5,5 millions de dollars de projets de recherche COVID-19. Les fonds seront déployés selon quatre projets principaux : une plateforme nationale sécurisée d’analyse de données basée sur l’analyse d’image et de l’IA ; Une biobanque d’échantillons provenant de personnes symptomatiques et asymptomatiques ; des marqueurs sanguins et génétiques de COVID-19 pour mesurer avec précision la gravité de la maladie et prédire le risque de tomber gravement malade ; Un suivi national plus rapide et plus précis de la propagation de COVID-19. La recherche sera menée par un consortium national de centres australiens spécialisés dans la recherche sur les maladies infectieuses émergentes, le CREID et le APPRISE.
https://www.doherty.edu.au/news-events/news/snow-invests-in-covid-19
Le 6 mai
Un nouveau modèle mathématique qui imite la propagation d’un virus à l’aide d’une application smartphone portables pourrait conduire à un assouplissement plus sûr et plus efficace de la distanciation sociale. Ce modèle permet aux décideurs politiques de voir rapidement comment les ajustements de la politique de distanciation sociale affectent la propagation de COVID-19. Le projet est une collaboration internationale entre l’UQ (Pr Yoni Nazarathy), l’Université de Melbourne et des universités américaines via le centre d’excellence Frontier of Mathematics.
La plus grande entreprise de santé australienne, CSL, débute le développement d’un traitement dérivée du plasma pour traiter les personnes souffrant de complications dues à un coronavirus. Le traitement consiste à extraire des anticorps du plasma sanguin de personnes qui se sont remises de la COVID-19 et à administrer une solution riche en ces anticorps chez des patients sous assistance ventilatoires.
https://www.theaustralian.com.au/business/companies/coronavirus-csl-ramps-up-development-of-covid19-plasma-treatment/news-story/96bcb4b07366317e60510d7e15cdaf38 (version abonnée)
Le 5 mai
Grâce aux données des SmartCities les chercheurs australiens vont mesurer les impacts sociaux, économiques et de mobilité du COVID-19 au niveau communautaire. Le SMART Facility de l’université de Wollongong et l’entreprise australienne Meshed ont commencé des recherches en utilisant les données agrégées des compteurs de piétons pour mesurer l’activité dans plus de 100 sites et 5 états australiens.
Le 30 avril
Médecine régénérative, l’entreprise Mesoblast, basée à Melbourne, débute le recrutement de sujets pour la phase 2 des tests cliniques de son traitement à base de cellules souches. La semaine dernière elle avait dévoilé un taux de survie de 83% chez des patients atteints du COVID-19 traités dans un hôpital New Yorkais. Plus de 20 centres médicaux à travers les États-Unis participeront à l’essai qui devrait durer entre 3 et 4 mois.
http://investorsmedia.mesoblast.com/static-files/336699fe-c5ab-41f2-801e-404c3739275c
Le 29 avril
La fondation Lord Mayor’s Charitable finance la création du biobanque entre l’Alfred Hospital et l’université de Monash contenant de échantillons de virus. Le projet mené Dr. James Mcmahon, directeur de recherche clinique aidera à comprendre pourquoi la réponse immunitaire varie au sein d’une population et ainsi adapter les traitements en fonction des différents groupes.
Le vaccin S-Spike de l’université du Queensland a franchi une autre étape importante, les premiers tests cliniques ont montré une capacité à déclencher une forte production d’anticorps suffisant pour neutraliser le virus. Les tests ont été réalisés par le Pete Doherty Institut. Le groupe a annoncé une collaboration avec Cytiva (dirigé par le français Emmanuel Ligner et propriété du groupe américain Danaher) concernant l’étape de fabrication à grande échelle du vaccin et des discussions sont en cours avec d’autres entités commerciales.
L’entreprise basée à Perth Linear Clinical Research, va débuter les tests cliniques du vaccin S-Trimer développé par la compagnie chinoise Clover Biopharmaceuticals. Le faible encombrement des établissements de tests cliniques permet à l’Australie de convaincre les entreprises étrangères à y mener leurs tests.
https://www.canberratimes.com.au/story/6737497/covid-19-vaccine-trial-to-start-in-perth/
Lancement du Forum d’information sur la recherche accélérée (Rapid Research Information Forum) dont l’objectif est de répondre le plus rapidement possible aux questions urgentes concernant le COVID-19 au fur et à mesure qu’elles se présentent. Le FIRR est présidé par le scientifique en chef australien, le Dr. Alan Finkel et sous la direction de l’Académie australienne des sciences. Les questions sont posées aux membres du RRIF par les ministres et autres décideurs clés, par exemple pour soutenir le travail du médecin en chef, du Comité principal de protection de la santé (AHPPC) australien et de la Commission nationale de coordination COVID-19 (NCCC).
Le 28 avril
Des universitaires de l’Université de Sydney commentent COVIDSafe, l’application de recherche de contacts COVID-19 publiée par le gouvernement fédéral. D’après le Pr. Adam Dunn, chef de la division d’informatique biomédicale et de santé digitale « En considérant le rapport utilité/risques, je ne pense pas que l’application offre un avantage suffisant par rapport à la recherche des contacts à l’ancienne pour accepter les risques à long terme de son utilisation »
https://www.sydney.edu.au/news-opinion/news/2020/04/28/experts-examine-the-covid-19-tracing-app.html
Le 21 avril
Les équipes du CSIRO ont développé une nouvelle plate-forme de visualisation, reposant sur des algorithmes bio-informatiques utilisés à l’origine pour analyser le génome humain, afin de déterminer quelles souches du virus sont les plus adaptées aux essais de vaccins.
Des chercheurs de l’université de Melbourne s’associent à l’université d’État de l’Arizona et à un réseau d’intuitions étrangères pour créer des archives des expériences vécues par les gens durant la pandémie de COVID-19. Le projet, « A Journal of the Plague Year : an archive of COVID-19 », s’inspire du roman de Daniel Defoe de 1722, A Journal of The Plague Year, qui relate les expériences d’un homme vivant à Londres pendant l’épidémie de peste bubonique de 1665.
https://about.unimelb.edu.au/newsroom/news/2020/april/collaboration,-curation-in-a-time-of-covid-19
Un essai clinique Australo-Néozélandais visant à tester l’efficacité et la sécurité de deux médicaments chez des patients hospitalisés avec le COVID-19 a été ouvert au Royal Melbourne Hospital. L’essai clinique ASCOT prévoit de recruter des patients dans plus de 70 hôpitaux du pays, dans chaque État et territoire, aux côtés de 11 hôpitaux de Nouvelle-Zélande.
Le 20 avril
Plusieurs chercheurs mettent en garde contre le trop-plein d’optimiste quant aux avancées de la recherche contre le COVID-19, rien n’indique qu’un vaccin sera prêt en moins 18 mois ni que l’immunité de groupe sera efficace. Dans deux interviews distinctes, le Pr. Ian Frazer, Immunologiste de l’université du Queensland (chercheurs à l’origine du vaccin contre le papillomavirus) [1] et Prof. Jodie McVernon, directeur du département d’épidémiologie de Doherty [2] s’inquiète des prévisions trop optimistes.
[1]https://mobile.abc.net.au/news/health/2020-04-17/coronavirus-vaccine-ian-frazer/12146616
[2]https://www.theguardian.com/australia-news/2020/apr/21/no-guarantee-coronavirus-vaccine-will-be-found-soon-infectious-disease-expert-tells-qa
Le 17 avril
SA Health débute la surveillance des eaux usées afin d’identifier la présence de matériel génétique du SARS-CoV2. Cela permettra de localiser les éventuels foyers COVID-19 dans la population. La mise en place de ce système fait suite aux récents travaux de l’université du Queensland
PS : https://www.premier.sa.gov.au/news/media-releases/news/covid-19-testing-boost
Le 16 Avril :
Des équipes de recherche du CSIRO et de l’université du Queensland montrent la faisabilité technique d’un système de détection du SARS-Cov2 dans les eaux usées (égouts). L’avantage est de pouvoir détecter les zones géographiques où sévit l’épidémie ainsi que le nombre de personnes contaminées sans avoir à recourir à tester l’ensemble de la population. Ce système sera particulièrement utile dans la détection précoce de résurgence de cas de COVID-19 mais aussi parmi les communautés vulnérables où les autres méthodes de test ne sont pas applicables. L’étape suivante consiste en la mise en œuvre d’un programme national.
Les derniers modèles de propagation de l’épidémie montrent qu’en moyenne 10 personnes infectées ne transmettront le virus qu’à 5 autres personnes (contre 25 sans aucune mesure de distanciation physique). Ce chiffre souligne l’efficacité des mesures mises en place et le déclin de la propagation du virus (sous réserve toutefois que ces mesures restent appliquées). Il reste cependant difficile d’intégrer les transmissions asymptomatiques aux modèles.
https://www.doherty.edu.au/news-events/news/covid-19-technical-modelling-report-and-press-conference
Au 15 Avril :
En première mondiale, une étude coordonnée par la Kirby Institute de UNSW Sydney va observer et évaluer l’impact de la COVID-19 sur les personnes dont le système immunitaire est affaibli. Certaines complications redoutées du COVID-19 semblent provenir d’une réponse immunitaire trop active. Il est possible que les thérapies immunitaires puissent atténuer cette réponse hyperactive, ces résultats offre la possibilité d’identifier les thérapies prometteuses.
https://newsroom.unsw.edu.au/news/health/covid-19-immunocompromised-people-study-launched
L’entreprise SPEE3D de Melbourne utilise les propriétés antimicrobiennes du cuivre et l’impression 3D pour en déposer une fine couche sur du mobilier tel que les poignées de portes diminuant les chances de survie du virus à sa surface. Plusieurs installations gouvernementales et universités ont déjà été équipées.
La société américaine de biotechnologie Novavax a fait appel à l’expertise du réseau australien Nucleus Network pour commencer la phase 1 des essais cliniques de son vaccin COVID-19. 100 volontaires en bonne santé âgés de 18 à 52 ans seront testés et suivis pendant plusieurs mois. Nucleus possède 150 des 250 lits dédiés aux tests cliniques de phase I disponibles en Australie.
- Les dispositifs de détection et de prévention.
Le Conseil national de la santé et de la recherche médicale (NHMRC) va consacrer 2 millions de dollars supplémentaires à la recherche sur le COVID-19. Ce financement se fait dans le cadre du partenariat australien pour la Preparedness Research on Infectious Disease Emergencies (APPRISE). Les 9 projets de recherche jugés critiques comprennent le développement de tests sanguins et le dépistage en maison de retraite ; la compréhension du COVID-19 chez les populations aborigènes ; le renforcement des essais cliniques et de nouvelles études faites chez l’enfant. Cela porte à 4.6m AUD la somme investie en urgence par le APPRISE pour la recherche contre le COVID-19.
- La recherche en matière de traitement.
Une équipe internationale de chercheurs menée par l’université de ShanghaiTech dont est membre le Professor Luke Guddat de l’université du Queensland a repéré 6 molécules potentiellement efficaces pour traiter le COVID-19. 10 000 composés chimiques différents ont été testés afin de déterminer ceux bloquant le plus efficacement l’action du virus.
https://www.uq.edu.au/news/node/126169
- La recherche vaccinale.
L’université du Queensland (UQ) poursuit le développement de son vaccin et noue plusieurs partenariats internationaux importants avec des entreprises. UQ s’est associée à la société néerlandaise Viroclinics Xplore pour les études précliniques ainsi qu’avec Cytiva (anciennement GE Healthcare Life Sciences) qui développera le matériel pour les essais cliniques et prépare également l’accroissement des moyens techniques pour une future production de masse. On peut aussi citer les partenariats commerciaux avec Lonza, Thermo Fisher Scientific et CSL/Seqirus, Dynavax et GSK (pour leur accès à leurs adjuvants).
Le 9 Avril :
Le professeur en maladie infectieuse Peter Collignon de l’ANU juge les mesures prise par le gouvernement du NSW et du Victoria trop strictes et non basées sur des données. Il craint que des mesures trop extrêmes et injustifiées soient plus difficilement appliquées, en particulier chez les jeunes les moins exposés au virus. Il juge très peu probable l’élimination du virus en Australie d’ici 18 mois à deux ans et pense que le pays doit donc trouver les moyens de vivre avec un virus contaminant un nombre limité de personnes et sans longue période de confinement.
Le gouvernement fédéral va dépenser $220 millions afin de moderniser le laboratoire du CSIRO de haute-sécurité de santé animale (HAAL) : $10 millions seront disponibles immédiatement, le reste des travaux débutera d’ici 2 ans. Le laboratoire de test des vaccins contre le COVID-19 est au coeur de la stratégie australienne de lutte contre cette épidémie.
Cependant, le laboratoire a fait l’objet de réductions de coûts dans le passé après que Tony Abbott ait réduit de 111 millions de dollars le budget du CSIRO, en 2014.
Les équipes du CSIRO s’inquiètent des risques de piratages accrus lors du télétravail. Cela concerne notamment l’utilisation d’outils non-sécurisés ou la connexion sur des réseaux non protégés. Le CSIRO rappellent cependant que c’est l’utilisateur le maillon le plus vulnérable en matière de cyber sécurité.
Des chercheurs de l’Université de Monash travaillent sur un test pour prédire la gravité des symptômes chez les patients atteints de COVID-19. Cela permettra de discriminer les patients à un stade précoce et de les orienter vers une possible intervention ou d’autres formes de traitement. Pour cette première mondiale, l’équipe du Dr. Van Zelm a adapté ses propres tests existants pour la grippe et les allergies.
Le 12 avril
Des jumeaux sur l’ensemble de l’Australie ont été recruté pour prendre part à une étude, première mondiale, visant à mesurer rapidement l’impact à court, moyen et long terme de la pandémie de COVID-19 sur les familles australiennes. L’étude est dirigée par Twins Research Australia, qui est basée à l’université de Melbourne.
Le 8 avril
Pour la première fois au monde, des chercheurs d’Austin Health et de l’université de Melbourne utiliseront du zinc pour combattre les symptômes du coronavirus (COVID-19). L’étude sera dirigée par le Dr Joseph Ischia d’Austin Health, avec le Dr Oneel Patel du département de chirurgie de l’université de Melbourne, qui a une longue expérience dans l’étude des effets protecteurs du zinc intraveineux contre les lésions organiques induites par le manque d’oxygène. La société pharmaceutique australienne Phebra, fabriquera dans son usine basée à Sydney les injections intraveineuses (IV) de zinc.
Le 03 avril :
- L’Académie des sciences australienne a mis en place une base de données répertoriant l’ensemble des scientifiques du pays disposant d’une expertise en lien avec l’épidémie. Elle est accessible à l’adresse suivante : https://www.science.org.au/covid19/experts.
Pour plus d’information :
https://www.science.org.au/news-and-events/news-and-media-releases/academies-join-forces-launch-covid-19-expert-database - Une étude du Prof. Protopenko, directeur du Centre d’études des systèmes complexes de l’Université de Sydney confirme que l’Australie devrait être en mesure d’atteindre rapidement le pic de l’épidémie. Selon la modélisation réalisée, la réduction actuellement observée de la croissance quotidienne du nombre de nouveaux cas devrait permettre d’atteindre le nombre maximum de cas actifs à la mi-avril. Dans cette hypothèse, entre 8 000 à 10 000 personnes seraient contaminées au cours de l’épidémie, si les mesures de distanciation sociale continuent à être respectées. L’épidémie pourrait alors être considérée comme sous contrôle d’ici le mois de juillet.
Pour plus d’information :
https://www.sydney.edu.au/news-opinion/news/2020/04/03/covid-19-pandemic-set-to-peak-in-several-days-in-australia.html?tc=tw-o|mpr-twitter|mc-media||| - Une équipe de recherche de Flinders University (Adelaïde) en collaboration avec la société australienne Vaxine a débuté les tests pour un nouveau vaccin contre le SRAS-COV2. L’équipe du Prof. Nikolai Petrovsky, qui est également le directeur scientifique de Vaxine, utilise la technologie fournie par la société Oracle pour analyser l’interaction entre la protéine « pointe » et le récepteur humain permettant au virus d’infecter le patient.
Pour plus d’information :
https://news.flinders.edu.au/blog/2020/04/03/flinders-targets-covid-19-vaccine/
Le 02 avril :
- Le CSIRO a débuté la phase I de tests pour deux nouveaux potentiels vaccins au sein de son laboratoire de haute sécuritée (AAHL) à Geelong. Les deux candidats sont issus de l’Université d’Oxford (Royaume-Uni) et de Inovio Pharmaceuticals Inc. (US). Les tests devraient prendre 3 mois.
https://www.csiro.au/en/News/News-releases/2020/CSIRO-begins-testing-Covid-19-vaccines - Une étude de l’Université de Sydney a révélé que la distanciation sociale devrait être adoptée par au moins 80 % de la population australienne pour réduire la propagation de COVID-19. En dessous de quoi ils prédisent que l’épidémie ne pourra être contenue.
https://www.sydney.edu.au/news-opinion/news/2020/03/25/greater-social-distancing-could-curb-covid-19-in-13-weeks.html
Le 30 mars :
- DetectED-X, spin off de l’université de Sydney, spécialisé dans l’analyse d’image pour la détection du cancer du sein réoriente son activité et met à disposition en ligne et gratuitement des outils d’aide au diagnostic du COVID-19. DetectED-X est une plateforme d’analyse d’image (CT scan), qui permet d’aider les cliniciens à détecter les cas de COVID-19 beaucoup plus rapidement. Fonctionnant en 1 à 2h, elle peut être indispensable dans les hôpitaux où le nombre de radiologistes est insuffisant face au nombre de patients.
Le 27 mars :
- Le Murdoch Children’s Research Institute, débute les tests d’un vaccin anti-tuberculose (développé il y a plus de 100 ans) sur le personnel hospitalier afin de déterminer s’il permet de réduire le risque d’infection ou la gravité des symptômes du COVID-19.
https://www.mcri.edu.au/news/murdoch-children%E2%80%99s-research-institute-trial-preventative-vaccine-covid-19-healthcare-workers
- L’Université de Sydney annonce des découvertes sur le code génétique du virus SRAS-Cov2. Dans des publications récentes (Nature, Nature Medicine et Cell) le Prof. Edward Holmes identifie le pangolin comme hôte d’un coronavirus similaire au SRAS-Cov2 et donc comme possible « hôte intermédiaire » à l’origine des premières contaminations humaines. Les recherches du Prof. Holmes permettent également d’exclure les théories selon lesquelles le virus serait le fruit de manipulations humaines. Ces travaux sur l’origine naturelle des coronavirus et leur transmission à l’Homme permettront non seulement de combattre la pandémie en cours mais aussi de prévenir l’émergence de futurs virus. https://www.sydney.edu.au/news-opinion/news/2020/03/27/genetic-quest-to-understand-covid-19-coronavirus.html
Le 26 mars : - Dans une interview donnée à The Australian, selon Peter Collignon, professeur en maladie infectieuse à l’Australian National University (ANU, Canberra) la récente augmentation du nombre de cas de COVID-19 est due en grande partie au fait que les Australiens se sont empressés de rentrer chez eux avant la fermeture des frontières et non à un échec du contrôle de la transmission communautaire. Selon lui l’Australie suivrait une trajectoire similaire à celle de la Corée du Sud.
https://www.theaustralian.com.au/nation/politics/aussies-returning-home-lift-coronavirus-infections-but-thats-good-news-say-doctors/news-story/28e38f1a2462de2bb65dd43082299db1 (version abonnés)
Le 24 mars :
- Le Walter and Eliza Hall Institute de Melbourne a présenté un projet d’étude visant à utiliser l’hydroxychloroquine pour aider à prévenir les infections. Le projet prévoit d’utiliser ce traitement sur des personnels de santé (échantillon de 2250 personnes). Si elle est approuvée et financée l’étude pourrait débuter dans les quatre prochaines semaines, soit au moment où l’épidémie devrait atteindre son pic.
https://www.wehi.edu.au/research-diseases/immune-health-and-infection/coronavirus
Le 22 mars :
- L’Etat du Queensland, le gouvernement fédéral et la Fondation Paul Ramsay ont attribué 17 millions AUD au total pour soutenir ces recherches. Ce financement permettra d’accélérer la mise à disposition du vaccin en menant en parallèle les essais cliniques et la production en masse du vaccin. Cette approche pourrait permettre de gagner six mois par rapport au délai « normal » de disponibilité d’un vaccin, passant ainsi de 18 à 12 mois. L’objectif des chercheurs reste donc d’avoir un vaccin disponible début 2021.
https://www.uq.edu.au/news/article/2020/03/researchers-race-accelerate-uq%E2%80%99s-covid-19-vaccine-research
Le 21 mars :
- le Commonwealth a débloqué 2,6 millions AUD afin de renforcer les moyens de détection du coronavirus. Parmi les récipiendaires de ces fonds, le Peter Doherty Institute de Melbourne travaille sur les axes suivants : 1. une nouvelle méthode de test plus rapide ; 2. Une augmentation du nombre de tests pouvant être fait simultanément ; 3. une accélération des tests et de la validation de nouveaux kits de diagnostics avant leur mise sur le marché ; 4. Une évaluation des tests sérologiques (qui permettent l’identification des infections asymptomatiques).
https://www.doherty.edu.au/news-events/news/commonwealth-provides-2.6m-boost-for-covid-19-testing
Le 16 mars :
- La professeur Katherine Kedzierska du Pete Doherty Institut (Melbourne) a annoncé des progrès importants sur l’étude des mécanismes immunitaires face au SARS-CoV2. Elle a découvert que le système immunitaire des malades réagissait au coronavirus de la même manière que lorsqu’il combat la grippe.
https://about.unimelb.edu.au/newsroom/news/2020/march/covid-19-the-immune-system-can-fight-back - Les travaux sur l’usage de la chloroquine (préconisé par le Prof. Raoult en France) se poursuivent en Australie également. A l’Université du Queensland, le Prof. David Paterson expérimente une combinaison de la chloroquine avec des antiviraux utilisés pour lutter contre le VIH (lopinavir-ritonavir). Les résultats en laboratoire sont très positifs (disparition totale du virus) et des essais cliniques sont programmés dans 50 hôpitaux australiens.
https://www.trialsitenews.com/university-of-queensland-seeks-to-repurpose-hiv-anti-malaria-drug-in-large-covid-19-focused-clinical-trial-down-under/
Le 14 mars :
- Après avoir expérimenté 250 formulations différentes, Dr. Keith Chappell, Dr. Daniel Watterson et les professeurs Paul Young et Trent Munro de l’Australian Institute for Bioengineering and Nanotechnology de l’Université du Queensland (St Lucia campus) ont déterminé un vaccin potentiel, le S-Spike. Ils ont utilisé pour cela la technique de clampage moléculaire, une technique mise au point à l’université du Queensland par le Dr. Chappell et le Dr. Watterson.
https://www.theaustralian.com.au/science/coronavirus-three-wise-men-crack-the-code-now-to-save-the-world/news-story/a2d2b5f073b81e2186a9530ff60dc36a (version abonnée).
Le 10 février :
- l’université de Sydney et le ministère de la santé de Nouvelle Galles du Sud (NSW Health) ont annoncé la culture du virus depuis des échantillons de patients australiens infectés. Leurs résultats partagés avec l’OMS, faciliteront le développement d’outils de diagnostic du virus.
https://www.sydney.edu.au/news-opinion/news/2020/02/10/sydney-researchers-make-coronavirus-breakthrough.html - Le CSIRO a établi avec succès un modèle biologique en février 2020, le premier au monde à confirmer que les furets réagissent au SRAS-CoV-2 (le virus qui cause le COVID-19). Les chercheurs ont rapidement progressé dans l’étude de l’évolution de l’infection chez les animaux – une étape cruciale pour comprendre si un vaccin fonctionnera.
https://www.natureasia.com/en/nindia/article/10.1038/nindia.2020.60
Le 29 janvier :
- le Peter Doherty Institute for Infection and Immunity à Melbourne a été le premier institut de recherche à parvenir à reproduire le virus en laboratoire (culture cellulaire) hors de Chine. https://www.the-scientist.com/news-opinion/australian-lab-cultures-new-coronavirus-as-infections-climb-67031
Le 24 janvier,
- l’Université du Queensland a été annoncée comme l’une des trois organisations mondiales à qui la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI) a demandée de développer un vaccin basé sur leur technologie de clampage moléculaire.
https://www.uq.edu.au/news/article/2020/01/race-develop-coronavirus-vaccine